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Mes body paintings en photo

 

La peinture corporelle ou body painting est une des premières formes d’art que l’homme ait crée. Depuis que l’homme est homme, ils jouent avec les couleurs et utilisent les produits trouvés dans la nature pour s’exprimer, se parer, charmer, impressionner l’adversaire ou se camoufler.

Probablement même avant l’écriture, l’homme dessine sur son corps pour affirmer son identité, l’appartenance à son cercle et se situer par rapport à son entourage.
Cet art pictural devient un instrument de transformation, de déguisement. Les dessins et les couleurs permettent de changer d’identité, de comportement, de définir un rôle social. La peinture du corps fut sans doute le premier geste ornemental de l’humanité. « Il fallait être peint pour être homme » note C. Lévi-Strauss.

Presque toutes les sociétés tribales ont pratiqué la peinture corporelle à l’aide d’argile ou de charbon, de terre, de la craie, du jus de baies, de sang d’animal et bien d’autres produits glanés dans la nature. Utilisée le plus souvent durant les cérémonies rituelles, la peinture corporelle se pratique encore dans certaines régions du globe comme l’Australie, les îles du Pacifique, l’Afrique.

Ces peintures ne sont pas réalisées que par des artistes, mais par tous.  De l’Inde jusqu’au Maghreb, les femmes pratiquent une forme de peinture corporelle plus durable à l’aide de henné, souvent lors de fêtes religieuses ou de mariages. Les décors au henné produisent des tons de l’orangé au noir. Il est utilisé à la fois pour les soins et la parure corporelle. Les motifs représentés ont tous une symbolique relative aux croyances populaires.

Dans toute l’Afrique, une poudre rouge vif, fréquemment utilisée comme peinture corporelle lors des cérémonies traditionnelles. De même, le kaolin, argile blanche au grain grossier, est fréquemment utilisé lors des rites. Le blanc, tiré de la poussière d’argile, est généralement associé au deuil ou à la purification. L’ocre rouge, tirée de la terre fertile, couleur de sang, est souvent symbole d’énergie vitale et de fécondité. Enfin, le noir, évocateur de la nuit et du chaos primordial, symbolise le néant.

Les matières utilisées pour fabriquer une couleur sont d’origine végétale, minérale et animale. Les pigments sont très variés : charbons, cendres, sucs et graines de fruits, etc. Les couleurs universellement les plus importantes sont le rouge (ou brun), le noir, le blanc, et l’ocre. Le rouge et l’orange sont obtenus en mélangeant de la poudre de graines de rocouyer (Bixa orellana) avec de l’huile de palme ou avec de l’eau.
Le noir s’obtient à partir de la pulpe du fruit genipapo (Genipa americana) ou du charbon de bois2.
Le blanc, d’utilisation plus rare, est une couleur minérale, de l’argile blanche.

La peinture corporelle est une volonté de communication qui passe par une démarche créatrice et artistique et est aujourd’hui est désacralisée et a perdu son sens premier d’appartenance à un groupe ou de parure rituelle. elle existe désormais pour mettre en valeur le corps, pour embellir la peau.

 

Le body painting d’aujourd’hui, tel qu’il est de nouveau pratiqué dans les sociétés occidentales, a un but surtout ludique et ornemental. Son côté spectaculaire en fait une activité événementielle très prisée car c’est une oeuvre vivante, qui bouge, qui prend vie. De plus, le côté nu mais peint, permet une exposition du corps sans que cela choque. Les thèmes abordés sont aussi divers que variés. Les animaux, des reproductions de peintures, des transformations en humanoïdes, créatures bizarres…On rencontre également le camouflage : le corps intégré dans son environnement.
Mis en avant également par la popularité croissante des « tatouages éphémères », que des artistes ambulants exécutent à l’aide de henné ou d’encres semi-permanentes. « Pour faire comme les grands » en reprenant des motifs populaires de vrais tattoo, mais en moins douloureux, moins coûteux, et bien sûr pas définitifs.

Le body painting est devenu objet de création. Art éphémère, le peintre crée une œuvre sur une toile vivante. Le fait que la peinture soit éphémère permet son renouvellement autant de fois que l’on veut, avec autant d’imagination pour réaliser des motifs figuratifs ou abstraits.

Quelques règles élémentaires sont à prendre en considération :

Utiliser une peinture spécialement formulée. Les peintures pour les beaux-arts, le bâtiment et autres sont à proscrire, sous peine d’allergies, voire d’intoxication. De même, certaines encres pour « tatouage temporaire » et même le henné peuvent entraîner des effets indésirables.
Seules les peintures cosmétiques professionnelles sont habilitées pour être utilisées sur la peau. Elles respectent des normes d’hygiène assez strictes.
Les peintures que j’utilise sont à base d’eau et spécialement conçues pour les peaux les plus sensibles, elles sont hypoallergéniques donc sans aucun risque ni pour la future maman ni pour le bébé.
Peindre sur une peau propre et parfaitement saine. Éviter les zones lésées par des irritations et les cicatrices récentes.
Nettoyer pinceau et éponges après usage, dans le but d’éviter la propagation d’éventuelles maladies…

Une déclinaison du body painting, le belly painting qui est un art prénatal destiné aux femmes enceintes, un excellent moyen de garder un souvenir coloré de sa grossesse. Et oui, se faire peindre le ventre, choisir le thème, les couleurs, le personnage que l’on souhaite, avoir un dessin unique et ensuite se faire photographier pour immortaliser ce beau moment.
Je suis habituée à travailler avec des femmes enceintes, Je les dorlote et les chouchoute, de sorte qu’elles passent un moment exceptionnel de confort et de détente.

Tentez l’expérience!